Navigation Définitions et informations sur la communication facilitée Ethique liée à  la communication facilitée Nos propres parutions Autres articles et parutions Peinture facilitée Recherche en communication facilitée Foire aux questions Bibliographie et multimédias Formation

Présentation de la Communication Facilitée (CF) - 6

La communication facilitée (appelée couramment CF) est un moyen alternatif de communication proposé notamment à des adultes et à des enfants ayant des difficultés dans la communication verbale.

Comprendre la CF et ses enjeux :


6. La validité de cette pratique

Peut-on faire confiance aux écrits produits en communication facilitée ?

Dans le cas de simples choix de la vie quotidienne ou lorsque les réponses données proviennent de choix possibles limités, l'utilisation du geste facilité est relativement bien acceptée, même si le doute subsiste que le facilitant a peut-être guidé le choix. Pour mieux se rendre compte que l'impulsion vient bien du facilité, il est utile de passer du rôle d'observateur à celui de facilitant en laissant au facilité, même sévèrement handicapé, le temps de pointer sa réponse après que l'on ait disposé les choix possibles de telle manière qu'ils soient accessibles en dehors des spasmes involontaires. Abandonner trop vite peut laisser croire que le facilité n'est pas intéressé ou qu'il est incapable de répondre. On ressent alors l'impulsion, même minime, allant vers une des réponses possibles. Le doute ainsi tend à disparaître surtout si on met en lien le degré de satisfaction du facilité en fonction des réponses données sur une période suffisante.

Lorsque le message transmis est plus élaboré, qu'il dépasse le stade des questions auxquelles il faut répondre par oui ou par non, qu'il traite du ressenti, des idées ou des informations inconnues du facilitant, le doute s'installe rapidement chez le facilitant débutant, surtout si l'impulsion du mouvement du facilté n'est pas très nette. L'observateur extérieur ne parvient pas toujours à percevoir cette impulsion. Qui tape ? Est-ce bien le message du facilité ? Le facilitant doit progressivement apprendre à faire confiance et à laisser parler son intuition plutôt que de fermer la porte par le trop grand frein du mental. Honnêteté et remise en question permanente sont nécessaires pour que le dialogue puisse avoir lieu.

Il y a beaucoup de situations en CF où le langage produit n’est pas direct et précis. Il est parfois évasif, métaphorique. C'est pourquoi le sens des écrits ne doit pas être pris littéralement et nécessite une certaine prudence quant aux interprétations possibles.

La charte du facilitant rappelle bien cela :
"Un texte écrit en psychophanie n’a pas force de vérité historique ni  valeur de témoignage. La psychophanie permet d’accéder à un registre émotionnel et non informatif. Il est difficile en psychophanie d’émettre une idée intentionnelle et le patient peut donner des informations fausses ou excessives, surtout en réponse à des questions.
Il faut également tenir compte de la part de projection inconsciente qui peut exister de la part du facilitant et de la difficulté de faire parfois la part entre le fantasme et la réalité. Le facilitant ne doit donc pas se baser sur les productions écrites pour mettre en cause qui que ce soit.
Si le patient porte une accusation grave contre quelqu’un ou qu’une décision importante engageant son avenir doit être prise, le facilitant doit faire intervenir d’autres facilitants expérimentés, sans toutefois les avertir de la situation pour éviter de les influencer."

La pratique de la CF, dès que l'on dépasse les premiers niveaux de communication, n'est pas une activité sécurisante et peut décourager les facilitants débutants dont la plupart ne dépassent guère le stade de la sensibilisation à la CF.

Des validations réelles peuvent heureusement être produites et vérifiées. Il s’agit le plus souvent d’une information que le facilitant n’est pas en mesure de savoir et qui est transcrite en CF. C'est par exemple l'entourage qui donne ensuite la clé expliquant le message du facilité. Tous les facilitants confirmés rencontrent ces validations, bien qu'il soit très difficile de les obtenir sur demande.

En dehors de travaux de recherche, plusieurs scientifiques et personnes bénéficiant d'une certaine reconnaissance ont donné leur avis sur la CF, certains pour étayer quelques hypothèses de compréhension et d'autres pour bannir en bloc la pratique de la CF. Sans nier l'intérêt de ces écrits pour alimenter le débat, qu'il soit en faveur de la CF ou pour mettre en garde contre son utilisation, il faut relever qu'ils ne sont malheureusement pas basés sur de véritables études mais davantage sur des expériences personnelles, des comptes-rendus citant d'autres personnes, des réflexions théoriques ou des convictions. On peut mentionner par exemple :

Il appartient au libre-arbitre de chacun, en particulier à celui des parents et représentants légaux des personnes ne pouvant s'exprimer de manière autonome, de prendre la décision de la pratique de la CF et de toujours vérifier, en son âme et conscience, qu'elle est pratiquée par un facilitant sérieusement formé et appliquée au profit du facilité.

En conclusion de cette présentation, nous n'insisterons jamais assez sur l'importance pour le facilitant d'une formation suffisante, notamment à la relation d'aide, et au plus grand respect des règles éthiques.


Si ces questions vous intéressent, consultez la rubrique Recherche et faites des découvertes sur Internet (Google).

 

Pour atteindre les chapitres suivants :