Une séance de Psychophanie en pratique

Avec une personne adulte

La personne facilitée est désignée sous le nom de « bénéficiaire »

Le rôle du facilitant est avant tout de créer un espace de confiance dans lequel le bénéficiaire se sentira à l’aise et accueilli. Pour ce faire, il peut s’avérer nécessaire d’expliquer en quoi consiste l’accompagnement en Psychophanie et ce que l’on peut attendre d’une séance.

Ces préalables posés, le facilitant invite le bénéficiaire à prendre place à ses côtés. Chaque facilitant à ses habitudes quant à la position proposée pour la séance : assis à une table, sur des fauteuils, sur un canapé. Il est cependant deux aspects qui sont communs à tous : être assis côte à côte et utiliser un clavier alphabétique, support pour l’expression de l’écoute profonde du facilitant.

En effet, dans l’expression de la Psychophanie, le clavier permet la manifestation physique de l’expression profonde qui émane du bénéficiaire, accueillie par le facilitant, ceci grâce au lâcher-prise de son mental qui lui permet de s’ouvrir à une « écoute intérieure ou écoute profonde » de la personne qu’il accompagne.

Certains facilitants proposeront en préambule au bénéficiaire de se centrer sur lui-même et sa respiration, de façon à instaurer un état de calme intérieur propice à un meilleur lâcher-prise.

Durant l’expression en Psychophanie, le bénéficiaire est prié de ne pas regarder le clavier, pour éviter que la partie consciente et analytique de son cerveau n’interfère avec sa partie plus intuitive.

A nouveau, selon les habitudes du facilitant, les écrits peuvent s’exprimer en une traite, ou alors, par paragraphes. Ils seront suivis d’un échange verbal avec le bénéficiaire sur son texte. On estime, en effet, que le texte exprimé est bien celui du bénéficiaire, même s’il peut parfois entrer également en résonance avec le facilitant.

A la fin de la séance, le texte sera remis sur le moment-même au bénéficiaire ou lui sera envoyé ultérieurement par mail, selon entente entre les deux partenaires.

Il est conseillé au bénéficiaire de lire son texte à plusieurs reprises, chaque lecture pouvant apporter des éclairages différents ou une meilleure compréhension. Il n’est pas rare que le sens d’un texte ou partie de texte, se manifeste dans les jours, semaines, voire mois suivant la séance.

Par ailleurs, il est important que le facilitant reste à disposition du bénéficiaire si celui-ci souhaite un éclairage sur le texte.

 

 

Avec un adolescent ou un enfant

Le déroulement d’une séance avec un adolescent est similaire à celle d’un adulte. Le facilitant peut cependant lui proposer une occupation durant l’échange en facilitation, telle que lire un livre, regarder par la fenêtre, tout moyen qui permettra un meilleur lâcher-prise de la partie profonde du cerveau de l’adolescent.

Lors d’une séance avec un enfant, celui-ci peut être accompagné avec un parent (jusqu’à 10 ans). Au-delà de 10 ans, on demande à l’enfant s’il souhaite être seul à sa séance. Le choix lui appartient. Souvent les enfants sont rassurés de savoir leur parent présent, surtout à une première séance. Ceux qui viennent pour une deuxième séance ou plus, peuvent souhaiter rester seuls.

Lors de la séance, les jeunes enfants peuvent être assis à une petite table pour dessiner ou colorier. Ils peuvent aussi rester dans les bras de leur parent s’ils le souhaitent.